Une pièce imprimée en 3D sort rarement prête à l’emploi. Les couches restent visibles, les supports laissent des traces et la surface peut être poreuse. Le post-traitement transforme cette ébauche en pièce fonctionnelle ou présentable.
Les étapes de base
Selon le procédé, il faut d’abord retirer les supports, dépoudrer la pièce ou la laver à l’alcool, puis la post-polymériser pour une résine. Cette étape conditionne la tenue mécanique et la précision finale.
Améliorer l’état de surface
- Ponçage : simple et précis, mais long sur les formes complexes.
- Sablage et microbillage : donnent un aspect mat et homogène, très utilisés sur les polyamides.
- Tribofinition : des médias abrasifs polissent les pièces par vibration, idéale en petite série.
- Lissage chimique ou à la vapeur : efface les couches sur certains plastiques, avec de vraies précautions de sécurité.
Donner une finition esthétique
La teinture convient bien aux pièces en polyamide, car elle pénètre la matière. La peinture, précédée d’un apprêt, offre le meilleur rendu sur les maquettes et prototypes de présentation. La métallisation apporte enfin l’aspect et une partie de la résistance du métal.
Les finitions techniques
L’étanchéité d’une pièce poreuse s’obtient par imprégnation. La reprise d’usinage garantit des cotes précises sur les alésages et les plans d’appui. Sur le métal, un traitement thermique stabilise les contraintes internes.
Bien choisir
Partez de l’usage : une pièce mécanique a besoin de cotes et de résistance, un prototype de présentation d’un bel aspect. Prévoyez aussi une surépaisseur dans le fichier si vous poncez ou usinez, et demandez un échantillon avant de lancer une série.


